Pourquoi la fatigue au travail est un enjeu pour l’entreprise, et pas seulement une question de confort
L’un des freins à la productivité dans les environnements où les salariés travaillent debout est souvent sous-estimé : la fatigue au travail.
Dans un contexte où les coûts d’exploitation sont sous pression, chaque investissement doit pouvoir être justifié. Les conséquences de la fatigue ne concernent donc pas uniquement le confort des salariés : elles peuvent également avoir des répercussions plus larges sur la productivité, l’absentéisme et la performance opérationnelle.
En France, les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première cause de maladie professionnelle reconnue et représentent environ 88 % des maladies professionnelles reconnues. Ils touchent notamment les salariés de secteurs tels que l’industrie, l’agroalimentaire, la logistique et les services. Pour les employeurs, leur impact va au-delà du bien-être des salariés et peut contribuer à l’absentéisme et à la désorganisation de l’activité.
Ignorer la fatigue au travail ne signifie pas nécessairement supprimer son coût. Cela peut simplement le rendre moins visible.
Des solutions ergonomiques préventives, telles que les tapis anti-fatigue, peuvent contribuer à réduire les contraintes physiques et à améliorer le confort des salariés qui travaillent en station debout prolongée. Le calculateur de ROI COBA a été développé pour aider les entreprises à évaluer la valeur financière potentielle d’un investissement dans l’ergonomie au travail.

Comprendre la fatigue dans les environnements de travail en station debout
La fatigue au travail ne se résume pas à une simple sensation de fatigue. Dans les postes nécessitant de rester debout pendant de longues périodes, les sols durs et peu souples peuvent exercer des contraintes physiques continues sur les pieds, les jambes et le bas du dos.
Les environnements concernés peuvent notamment inclure les lignes de production et d’assemblage, les postes de préparation et d’emballage, les cuisines professionnelles, les environnements agroalimentaires et certains postes de service.
La station debout prolongée peut contribuer à l’apparition d’inconforts musculo-squelettiques et constitue l’un des facteurs à prendre en compte dans la gestion et la prévention des TMS au travail.
En collaboration avec l’Université de Darmstadt, en Allemagne, COBA Europe a travaillé avec l’Institute for Ergonomics and Human Factors (IAD) afin d’étudier les effets à moyen et long terme des tapis anti-fatigue dans les environnements de travail en station debout.
L’étude s’est notamment intéressée à la perception des contraintes par les salariés, au confort physique et à la satisfaction globale vis-à-vis du poste de travail. Les résultats ont montré qu’une réduction des contraintes physiques associées à la station debout prolongée peut contribuer à améliorer le confort et le bien-être des salariés. Ces résultats s’inscrivent dans l’approche préventive plus large recommandée par les organismes français de santé au travail pour réduire l’exposition aux risques musculo-squelettiques dans les postes nécessitant une station debout prolongée.
Consultez l’étude complète, notamment sa méthodologie, ses résultats et ses conclusions.